Les lendemains de nuits de tempête, il est tentant de rechercher un peu de réconfort et d’énergie dans une boisson stimulante.

Du tonus dans la tasse

On le sait, la caféine est dynamisante : elle bloque un neurotransmetteur appelé « adénosine » qui envoie le signal de la fatigue. Elle ne supprime donc pas la fatigue mais empêche son expression.

En bloquant l’adénosine, la caféine accroît l’activité du cerveau et libère d’autres neurotransmetteurs comme la norépinephrine et la dopamine. Cela réduit la sensation de fatigue et rend plus attentif.

De nombreuses études ont montré que la caféine provoquait une stimulation du cerveau, améliorant l’humeur, le temps de réaction, la vigilance et les fonctions cognitives.

La caféine améliore aussi le métabolisme de 3 à 11 %, et les performances physiques de 11 à 12 % en moyenne, en élevant le rythme cardiaque.

Une consommation raisonnable de café :

  • réduit le risque cardiovasculaire ;
  • diminue celui d’AVC et d’insuffisance cardiaque ;
  • a des effets protecteurs contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer ;
  • fait baisser fortement le risque de dépression et de suicide.

Que des qualités dans le café ?

Et pourtant, en cette 7ème semaine de l’année, je choisis de réduire drastiquement ma consommation de café.

Comme pour tout aliment ou toute boisson, le café est riche de plusieurs centaines de molécules. Evidemment, il y a du bon et du mauvais dans tout. Afin de pouvoir faire des choix éclairés, on regardera de quel côté penche la balance bénéfices/risques.

Ainsi, le café a également tendance à :

  • Empêcher une bonne absorption des vitamines B. Or, les carences en vitamine B6 sont très fréquentes, ce qui induit une augmentation de l’homocystéine, un facteur de risque cardio-vasculaire. La réduction des apports en vitamines B joue également un rôle dans l’anxiété.
  • Augmenter la fuite urinaire de 2 minéraux importants : le calcium pour l’os et le magnésium pour l’énergie et la résistance au stress. D’un côté, on se donne un coup de fouet caféiné et d’un autre côté, on s’épuise sur le long terme.
  • Stimuler la sécrétion d’histamine, nécessaire pour la production d’acide chlorhydrique. Boire du café augmente donc les sécrétions gastriques. Il est par conséquent contrindiqué en cas d’ulcère ou en cas de simple sensation de brûlure à l’estomac. L’histamine étant aussi le médiateur de l’allergie, elle est inflammatoire.

L’association caféine – perte de magnésium contrindique le café dans l’arythmie cardiaque. Une personne sujette aux palpitations, réactive au stress devrait évaluer sa consommation de café.

Les études pointent aussi les risques suivants :

  • Comparés à ceux qui ne boivent pas du tout de café, les consommateurs de 3 ou plus tasses de café par jour présentent un risque significativement augmenté de glaucome.
  • La femme enceinte qui boit beaucoup de café sera plus sujette aux fausses couches.

Caféine et théine, même combat ?

Théine et caféine sont une seule et même substance. Pourtant, même si les deux augmentent la vigilance, le café a tendance à plus « exciter » que le thé. La raison en est simple : les taux de caféine sont plus importants dans le café que dans le thé.

Le thé contient également une autre substance, la L-théanine, dont le principal effet est de réduire le stress, de relaxer sans pour autant provoquer de somnolence.

Multiplier les cafés lorsqu’on est fatigué n’est pas une solution pèrenne. Il est préférable de s’accorder le repos réclamé par l’organisme ou de rechercher les causes de fatigue pour agir en profondeur.

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