Publié le 13/04/2020.

Nous sommes en contact permanent avec des polluants. Chaque année, des milliers de nouveaux produits chimiques sont introduits dans notre environnement, nos aliments et nos produits de consommation courante et leur innocuité n’a, pour la majorité d’entre eux, jamais été démontrée.

Plusieurs études ont d’ailleurs révélé la corrélation entre l’exposition à cette pollution environnementale et le risque accru de maladies chroniques respiratoires, cardio-vasculaires, métaboliques, de troubles organiques et de cancers. La pollution est en effet responsable d’une surutilisation des antioxydants dans les bronches, la peau et les autres tissus, d’un stress oxydatif, pro-inflammatoire qui réduit à long terme la fonction respiratoire et contribue aux pathologies respiratoires.

Les sources majeures d’intoxication sont…

  • Les pesticides, les additifs alimentaires
  • Le tabac, l’alcool
  • Les médicaments
  • Les produits cosmétiques et d’hygiène, les produits d’entretien
  • Les emballages, les ustensiles de cuisine
  • Les polluants issus de l’activité industrielle et agricole
  • Le trafic automobile
  • Les matériaux de construction

Selon l’OMS, la pollution atmosphérique serait responsable du décès de plus de 4 millions de personnes chaque année.

Les polluants retrouvés dans les eaux (nitrates, pesticides, traces de médicaments, métaux lourds, chlore…) ont des effets directs via la consommation de l’eau mais aussi se concentrent par bioaccumulation dans les poissons, fruits de mer, viandes, légumes…que nous consommons. Le dérivé des nitrates trouvés dans l’eau et des nitrites ajoutés dans nombres de produits (en particulier les charcuteries) forment des nitrosamines, cancérigènes sur l’estomac.

L’exposition à des pesticides est associée à une augmentation des leucémies, des lymphomes non Hodgkiniens, des cancers du cerveau, du sein et de la prostate. Le glyphosate, le désherbant le plus utilisé dans le monde, est toxique sur le placenta à des doses 100 fois inférieures à celles utilisées. De nombreuses études indiquent que l’exposition aux pesticides est associée à un risque augmenté de maladie de Parkinson.

Le bisphénol A, provenant des biberons, des emballages plastiques alimentaires, des bouteilles d’eau, des films couvrant l’intérieur des boîtes de conserves… a des effets œstrogènes‐like. 1 million de tonnes de phtalates sont produits chaque année par l’industrie des plastiques. La source principale pour les consommateurs est les produits gras vendus ou gardés dans des emballages plastiques et les cosmétiques. Ils sont retrouvés chez le fœtus et dans le lait maternel. Les phtalates ont des effets anti‐androgéniques, sources d’anomalies de développement génital, d’infertilité masculine (aussi immunodépresseurs et facteurs d’allergies).

Présents naturellement, dans notre environnement, les métaux lourds sont également massivement produits par les activités industrielles. Ce sont l’arsenic, le cadmium, le chrome, le cuivre, le plomb et le mercure. Ils sont émis sous forme de particules très fines et peuvent être notamment transportés par le vent et disséminés dans les sols et les milieux aquatiques. Ils s’accumulent dans la chaine alimentaire et pénètrent dans notre organisme par ingestion, inhalation ou via la peau. Une exposition, même à de faibles concentrations, peut être toxique, mutagène, tératogène et cancérogène.

Plus notre organisme est exposé à tous ces toxiques, plus notre système de détoxification naturelle s’épuise.

Comment se passe le processus naturel de détoxification ?

La détoxification est un processus qui implique de multiples réactions et fait intervenir 5 organes ayant des rôles de protection et d’élimination : le foie, les reins, l’intestin, les poumons et la peau. Ces organes luttent contre les agressions par 3 grands mécanismes : la limitation de leur entrée dans l’organisme, la neutralisation et l’élimination.

Le foie est l’organe majeur de la détoxification. La neutralisation des toxiques se fait via 2 phases dans ce dernier, suivie d’une 3ème phase d’élimination. Les éléments non éliminés seront stockés dans les graisses et dans certaines protéines.

  • Phase I: permet de neutraliser directement certains composés toxiques en produisant des métabolites intermédiaires. La plupart des produits intermédiaires issus de ces réactions seront hautement réactifs et pro-oxydants.
  • Phase II: permet de modifier la solubilité des produits intermédiaires formés en phase I. Un bon équilibre entre phase I et phase II est indispensable pour éviter l’accumulation de produits intermédiaires
  • Phase III: les toxiques sont ensuite éliminés soit par les urines lorsqu’ils sont hydrosolubles via l’activité rénale, soit dans les selles lorsqu’ils sont hydrophobes via l’intestin. L’alcalinisation des urines, la qualité et l’équilibre des acides biliaires, ainsi qu’un microbiote fonctionnel sont nécessaires au bon déroulement de l’élimination des produits issus de la précédente phase de la détoxification hépatique.

Pourquoi faire une cure détox ?

Sans attendre l’apparition de maladies chroniques, certains signes cliniques avant-coureurs d’un épuisement de nos réserves fonctionnelles devraient nous alerter :

  • Acouphènes
  • Baisse de la concentration
  • Mauvaise haleine
  • Troubles digestifs non spécifiques
  • Migraines
  • Mauvaise résistance au stress
  • Toux chronique
  • Peau terne
  • Troubles du sommeil
  • Douleurs musculaires
  • Langue pâteuse
  • Hypersensibilité à certaines odeurs, à la caféine, à l’alcool
  • Fatigue mentale et physique

Détox, mode d’emploi

Il est évident que le rôle de détoxification de notre organisme doit être favorisé au jour le jour. Quelques règles élémentaires sont donc à respecter au quotidien.

  1. Limiter les pénétrations des polluants dans notre organisme.

En évitant au maximum l’exposition aux polluants : tabac, oxygénation insuffisante des lieux de vie, désodorisants et parfums synthétiques, médicaments non indispensables, cosmétiques, alimentation non bio, produits ménagers ou matériaux de construction…

Il faudra également veiller à assurer l’intégrité des frontières : la peau, les muqueuses bronchiques et digestives en assurant des apports suffisants en acides gras mono-insaturés (huile d’olive) et oméga-3 (poissons gras et huile de colza), en vitamine C, en probiotiques et en minéraux (magnésium, zinc, sélénium).

  1. Favoriser les éliminations

L’évacuation des polluants pourra se faire en partie par l’expiration pulmonaire (profondes respirations, sport) et par la sudation (sport, sauna).

Certains principes actifs en doses adéquates permettent de favoriser une détoxification sans risques.

  • La taurine conjugue les toxiques liposolubles qui pourront être excrétées par la bile.
  • La vitamine C et le glutathion conjuguent les toxiques hydrosolubles et entraînent leur excrétion urinaire
  • Les fibres (pectine de pomme) assurent la non-réabsorption 
  1. La neutralisation 
  • Le glutathion peut neutraliser des toxiques à condition d’apports suffisants en N-acétyl-cystéine et en vitamine C pour le maintenir sous forme réduite. L’alcool, le café, le paracétamol, les polluants, le stress oxydatif, l’inflammation l’épuisent.
  • Le zinc, le sélénium, le glutathion et les nutriments méthylants comme la bétaïne et les vitamines B jouent également un rôle essentiel dans la neutralisation des toxiques
  • Le sulforaphane, extrait de pousses de brocolis, est un facteur de stimulation des enzymes de phase II
  • Les polyphénols, en particulier les catéchines de thé vert, peuvent neutraliser directement des toxiques et stimuler les enzymes de phase II

En pratique…

On peut aider notre organisme dans sa fonction essentielle de détoxification par quelques jours de consommation élevée de boissons santé, par la prise de 125 mg de vitamine C toutes les heures et par du sulforaphane, un puissant inducteur qui existe à des doses faibles dans les crucifères (mais que l’on peut trouver concentré à des doses pharmacologiques dans des compléments). Le sulforaphane a par ailleurs aussi des effets préventifs de cancers secondaires et cardioprotecteurs.

Un complexe comme Physiomance Detox  (Therascience) centré autour de 50 mg de sulforaphane associe des principes actifs inhibant l’absorption des polluants, favorisant leur élimination dans les urines et leur neutralisation par le sulforaphane et le glutathion. Attention cependant de ne pas entamer une cure de Physiomance Detox pendant une chimiothérapie ou en cas de prise de médicaments vitaux quotidiens. Ce sont des cures de 10 jours à associer à :

  • Une consommation d’au moins 1,5 l d’eau, de thé vert, d’infusion d’hibiscus ou de jus riches en polyphénols, comme un mélange myrtille-grenade-betterave
  • Un arrêt total des aliments industriels, du café, de l’alcool et des protéines animales → une alimentation strictement bio et végétarienne
  • 1 à 2 heures d’activités physiques intenses par jour
  • Eventuellement des saunas, des massages palper-rouler, des drainages lymphatiques
  • 125 mg de vitamine C non effervescente toutes les heures. 

Cette cure sera à renouveler plusieurs fois par an, en fonction de son exposition personnelle aux différents polluants. La gamme Physiomance Detox est désormais élargie (métaux lourds, pollution atmosphérique, perturbateurs endocriniens…). Cette cure-ci, pour moi, ce sera « Perturbateurs endocriniens ».

Prenez bien soin de vous !

Sources :

European Chemicals Agency : Registered Substances. From http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/registered-substances (accessed September 2014)
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Suzanne de la Monte, Ming Tong, Margot Lawton, Lisa Longato ; Nitrosamine exposure exacerbates high fat diet‐mediated type 2 diabetes mellitus, non‐alcoholic steatohepatitis, and neurodegeneration with cognitive impairment, Mol Neurodegener; 2009; 4:54
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Pesticides and Parkinson’s Disease—Is There a Link? T Brown, P Rumsby, A Capleton, L Rushton, L Levy Environ Health Perspect. 2006; 114(2): 156–164
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