Publié le 11/05/2020.

Notre alimentation apporte-t-elle les quantités recommandées de vitamines et minéraux ?

Différentes études portant sur les apports de la population en micronutriments ont montré que les besoins ne sont pas couverts et entrainent des manques. Ceci est vrai notamment pour les apports en oméga 3, vitamine D, vitamine C, vitamine K, vitamine E, vitamines du groupe B, zinc, magnésium…

Quelques études :

  • SUVIMAX (2004) : 70% de la population a des apports inférieurs à 2/3 des ANC
  • ENNS (2006) : consommation insuffisante de fruits et légumes entre 18 et 54 ans
  • INRA (2012) : lien entre cancers, maladies cardio-vasculaires, obésité et déficit en fruits et légumes
  • INCA 3 (2017) : notre alimentation apporte trop peu d’aliments indispensables (peu diversifiée, pauvre en fruits, légumes et fibres, riche en sel…)

Pourquoi notre alimentation ne suffit pas à couvrir nos besoins nutritionnels ?

Différents facteurs sont mis en avant

  • La pauvreté naturelle des sols
  • Le lessivage des sols
  • Le raffinage des céréales et la perte de minéraux qui en découle
  • L’absence de maturation, la longue conservation et la cuisson des aliments
  • L’utilisation de pesticides
  • La manufacture des aliments : pasteurisation, stérilisation, ionisation,…

Ainsi, en un demi-siècle, on constate une baisse drastique de la valeur micronutritionnelle des fruits et légumes. Un brocoli d’aujourd’hui contient 70% moins de calcium, 80% moins d’acide folique et 60% moins de magnésium qu’un brocoli de 1980.

Au fil des décennies, un mode de vie de plus en plus sédentaire a également fait chuter notre consommation calorique. Ainsi, pour atteindre les apports nutritionnels conseillés en fer ou en magnésium, une femme devrait consommer 3500 Kcal en moyenne par jour alors que les apports moyens quotidiens se situent plutôt aujourd’hui aux alentours de 1800-2000 Kcal.

Enfin, la part croissante d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation est responsable de l’afflux de calories vides, c’est-à-dire de calories sans valeur nutritionnelle.

La biodisponibilité des nutriments est également mise à mal

Même si l’assiette est bien composée, la bonne assimilation des micronutriments est dépendante de plusieurs facteurs.

  • L’aliment consomme lui-même une partie de ses antioxydants pour se protéger des agressions
  • Selon la durée de conservation, l’exposition à la lumière ou à la température ambiante, certaines vitamines sont détruites
  • Des micronutriments ont une biodisponibilité naturellement faible (zinc, fer, vitamines B…)
  • L’absorption des micronutriments peut être inhibée par d’autres composés dans l’alimentation (phosphore vs calcium et magnésium, café vs vitamines B, phytates vs zinc, calcium, fer…)

Certaines habitudes alimentaires augmentent les besoins en micronutriments. Ainsi, un grand buveur de café devra veiller à augmenter ses apports en calcium et en magnésium. Un amateur de sucreries, aura, quant à lui, des besoins accrus en vitamine B1…

La biodisponibilité des micronutriments est aussi réduite dans des contextes pathologiques particuliers : des déséquilibres du microbiote, une chirurgie bariatrique, une prise de médicaments anti-acide, des troubles digestifs n’en sont que quelques exemples. Les traitements entraînent souvent une perte accrue de micronutriments.

Un sportif, une femme enceinte, un enfant en forte croissance, un senior, un fumeur, un stressé auront, quant à eux, des besoins augmentés. Enfin, les apports pourront également être insuffisants chez les personnes ayant une alimentation peu diversifiée ou trop restrictive.

Les conséquences

Au-delà des maladies de carences bien connues comme le scorbut ou le béri-béri, les déficits nutritionnels sont responsables d’un éventail de troubles touchant toutes les sphères.

Stress oxydant, inflammation, insulinorésistance, immunodépression sont les déclencheurs de maladies métaboliques, immunitaires, nerveuses… qui impacteront le fonctionnement des organes vitaux.

Les bonnes habitudes

La base, c’est évidemment l’assiette : revenir à une alimentation moins industrielle, bio et opter pour des modes de cuisson non agressifs. En mangeant frais, local et de saison, on optimise la densité nutritionnelle.

Ensuite, il faut garantir la meilleure absorption possible en réglant les soucis digestifs et en veillant à une bonne santé intestinale.

Après, il faut pallier aux limites de l’alimentation en apportant une complémentation minéro-vitaminique aux doses physiologiques pour l’ensemble des micro-nutriments généralement carencés dans l’alimentation moderne. Cette prise se fera quotidiennement.

Enfin, en fonction de son mode de vie, de ses traitements, de ses habitudes alimentaires, de ses antécédents familiaux, une supplémentation calibrée permettra de ralentir voire de renverser un processus délétère.

Prenez soin de vous !

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