Publié le 24/02/2020.

En cette 9ème semaine, je recherche mes sources de calcium ailleurs que dans les produits laitiers.

Les produits laitiers font partie des recommandations officielles, principalement pour la croissance de l’enfant et la prévention de l’ostéoporose chez la femme. Ils figurent  dans les fondements des pyramides alimentaires de la plupart des pays et des campagnes de santé publiques. Et pourtant, il y a débat !

Nutritionnellement parlant…

  • Les graisses du lait sont surtout saturées, c’est-à-dire rigides, inoxydables, difficiles à brûler et favorisant le surpoids. Réponse de l’industrie agro-alimentaire : hop hop hop, on retire la graisse du lait pour en faire de l’écrémé. D’accord, voyons la suite.
  • Le lactose est un sucre que l’on trouve dans le lait de tous les mammifères. Il est composé de deux sucres simples : le glucose et le galactose. Au niveau de l’intestin, une enzyme appelée lactase scinde le lactose en glucose et galactose. Une fois séparés, ces deux sucres sont absorbés à travers les intestins. A partir de 3 ans, l’être humain produit de moins en moins de lactase, parfois même plus du tout une fois à l’âge adulte. Résultat : le lactose n’est plus dégradé, il stagne dans l’intestin provoquant des symptômes tels que ballonnements, gaz, crampes abdominales et même diarrhée. En Belgique, on estime que 20 % de la population est concernée. Mais, ma p’tite dame, des produits laitiers sans lactose, ça existe ! OK, poursuivons.
  • Les protéines du lait sont la première source d’allergies alimentaires. 10% des enfants et environ 5% des adultes sont touchés par des intolérances alimentaires au lait. En-dehors de ces intolérances, on soupçonne que ces protéines favorisent l’apparition du diabète chez l’enfant et d’un certain nombre de pathologies auto-immunes. Elles jouent également un rôle dans l’hyperactivité et l’autisme : si l’intestin est enflammé (ce qui est très banal), des fragments de protéines non digérées passent dans le sang, arrivent dans le cerveau et interfèrent avec les endorphines, les médiateurs principaux de notre état de bien-être → beaucoup de gens, sans le savoir, peuvent ressentir un état de mal-être dû à la consommation de protéines venant des produits laitiers. En outre, beaucoup de pathologies allergiques comme la rhinite, l’eczéma, l’asthme peuvent être potentialisées par une intolérance alimentaire.
  • Relevons en plus que le rapport lysine/arginine (des acides aminés, les composants des protéines) du lait est élevé. Ben et alors ? Alors, même écrémé il favorise l’absorption des graisses du repas et donc la prise de poids ! En outre, la leucine, un autre acide aminé pro-inflammatoire, est également très présente dans les produits laitiers.
  • Les produits laitiers stimulent la sécrétion d’insuline, un facteur lipogénétique toujours impliqué dans le surpoids, un accélérateur du vieillissement et un facteur de croissance des cancers.

Et mon ostéoporose, on en parle ?

Oui, on en parle. La plus grosse idée fausse sur le lait est qu’il contribue à prévenir l’ostéoporose !

Le calcium des produits laitiers est-il bien assimilé, disponible dans les bonnes proportions par rapport aux graisses, au phosphore etc. ? Non. Les experts préconisent deux fois plus de calcium que de phosphore. Or, ce rapport est deux fois moins bon que préconisé dans les produits laitiers : le phosphore précipite le calcium et limite son absorption. Dans les fromages gras par exemple, les graisses se collent au calcium et forment ce que l’on appelle en chimie des savons. Dans le tube digestif, ces savons sont inabsorbables ! Le calcium descend dans les toilettes avec les graisses. C’est d’ailleurs dans les pays où la consommation de lait et de produits laitiers est la plus importante (USA, Finlande, Suède et Grande-Bretagne) que l’ostéoporose est la plus répandue. Pour l’os, il ne faut évidemment pas manquer de calcium, de vitamine D, de vitamine K… mais c’est essentiellement l’exercice physique qui permet de le maintenir en bonne santé.

Les facteurs de croissance, les toxiques…

Les produits laitiers contiennent trois familles de facteurs de croissance :

  • Les EGF : facteurs de croissance épidermique
  • Les TGF : facteurs de croissance de transformation (squelette, articulations, muscles…)
  • Les IGF : facteurs de croissance de l’insuline

Ces trois facteurs de croissance sont peu recommandables pour l’être humain.

C’est surtout la présence d’IGF1 qui favorise certains cancers : prostate, sein, ovaires et colorectal. L’apport de laitage lors d’un cancer accélère les processus de multiplication cellulaire.

Le lait solubilise très facilement les toxiques environnementaux qui ont une affinité avec les corps gras :

  • Pesticides (perturbateurs endocriniens)
  • Antibiotiques
  • Dioxines
  • Tranquillisants
  • Résidus de vaccination
  • Hormones

C’est tout ?

Non, la consommation de produits laitiers est incriminée dans la fréquence :

  • chez l’enfant, des allergies et du diabète
  • chez l’adulte, de l’infertilité
  • de la sclérose en plaques
  • de certains cancers, comme celui de la prostate
  • chez la personne âgée, de la cataracte

En conséquence, l’ensemble du dossier n’est pas très bon…

Et donc, mon calcium ?

Les sources végétales de calcium sont de bien meilleure qualité et bien mieux adaptées à notre organisme que le lait de vache.

  • Les légumes, en particulier les légumes verts feuillus, le chou, le brocoli, les asperges, les épinards, le cresson,…
  • Les céréales
  • Les oléagineux (amandes, noix, noisettes,…)
  • Les légumineuses
  • Les fruits secs (figues, dattes, raisins, abricots,…)
  • Les oranges, le persil
  • Les graines de sésame
  • Le tofu
  • Les algues

Puisque notre culture culinaire fait la part belle au fromage, autant le considérer comme un aliment « plaisir », à déguster en très petite quantité. Préférer dans ce cas le fromage de chèvre frais (moins gras et moins allergisant) ou un fromage très sec style parmesan. Sauf si on est intolérant…

Pour remplacer le lait de vache, plusieurs solutions existent. Le lait de soja, pauvre en calcium, doit être enrichi en calcium. Les autres « laits » végétaux sont également à découvrir en alternance.

A la semaine prochaine !

Sources : je sais plus !
Photo by Alice Donovan Rouse on Unsplash
Photo by Monika Grabkowska on Unsplash
Photo by Micheile Henderson on Unsplash
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